NF525 pour l’artisan : l’auto-certification rétablie en 2026
Vous avez peut-être entendu que la conformité NF525 allait devenir plus contraignante. Bonne nouvelle : la loi de finances 2026 a fait l’inverse. Elle a rétabli l’auto-certification des logiciels de caisse et de facturation. Pour l’artisan, la démarche est allégée. Voici les faits, sans dramatiser.
Mis à jour : 20 août 2026
NF525, de quoi parle-t-on
NF525 renvoie à l’obligation légale pesant sur les logiciels de caisse et de facturation : ils doivent garantir l’inaltérabilité, la sécurisation, la conservation et l’archivage des données de vente. L’idée est simple : empêcher qu’un enregistrement soit modifié ou supprimé frauduleusement pour dissimuler du chiffre d’affaires et éluder la TVA. Ce n’est pas un label marketing, c’est une exigence de conformité fiscale qui s’impose à l’outil que vous utilisez pour facturer.
Ce que la loi de finances 2026 a changé
Le point clé : la loi de finances 2026, adoptée le 19 février 2026, a restauré l’auto-certification des logiciels. Concrètement, l’éditeur peut délivrer lui-même une attestation individuelle de conformité, sans certification par un organisme externe. On revient à un régime plus souple : c’est la responsabilité de l’éditeur qui est engagée par son attestation, plutôt qu’un passage obligé par un certificateur tiers.
Ce que ça change pour vous, artisan
Moins de lourdeur administrative. Pour justifier que votre logiciel est conforme, l’attestation individuelle de l’éditeur suffit. Vous n’avez pas à réclamer un certificat émis par un organisme extérieur, ni à vous soucier de sa validité. En cas de contrôle, c’est ce document qui atteste de la conformité de votre outil. Votre travail se limite à utiliser un logiciel qui respecte réellement les exigences d’inaltérabilité et de conservation — et à conserver l’attestation fournie par votre éditeur.
L’amende, pour rester lucide
Le régime s’est assoupli sur la forme, pas sur l’enjeu. L’amende reste fixée à 7 500 € par logiciel non conforme, au titre de l’article 1770 duodecies du CGI. Ce montant n’a pas été modifié par la loi de finances 2026. Autrement dit : l’auto-certification simplifie la preuve, mais l’obligation de fond — un logiciel réellement conforme — demeure entière. Le bon réflexe reste de choisir un outil qui prend ce point au sérieux.
Où se situe ProBat
Ce qui précède vous dit d’exiger un document daté plutôt qu’une mention marketing. Il serait malvenu de vous répondre par une mention marketing.
ProBat ne délivre pas encore d’attestation éditeur. Le travail est engagé, il n’est pas terminé, et tant que le document n’existe pas nous ne revendiquons pas la conformité — ni l’inaltérabilité, ni la conservation au sens du texte. Ce que le logiciel fait aujourd’hui : vos devis, vos factures et vos exports comptables, dans un outil de chauffagiste. Ce qu’il ne fait pas encore : vous fournir la preuve que l’administration vous demandera en cas de contrôle.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la norme NF525 ?
L’obligation, pour les logiciels de caisse et de facturation, de garantir l’inaltérabilité, la sécurisation, la conservation et l’archivage des données, afin de prévenir la fraude à la TVA.
Qu’a changé la loi de finances 2026 ?
Adoptée le 19 février 2026, elle a rétabli l’auto-certification : l’éditeur peut délivrer une attestation individuelle, sans certification par un organisme externe.
Qu’est-ce que ça change pour l’artisan ?
La démarche est allégée : l’attestation individuelle de l’éditeur suffit pour justifier la conformité, sans certificat d’un tiers.
Quelle est l’amende en cas de non-conformité ?
7 500 € par logiciel non conforme, au titre de l’article 1770 duodecies du CGI. Montant inchangé.
ProBat est-il conforme NF525 ?
Pas encore, et nous préférons le dire. L’auto-certification 2026 repose sur une attestation individuelle de l’éditeur : celle de ProBat n’est pas émise à ce jour. Le chantier est engagé, il n’est pas terminé — tant que le document n’existe pas, nous ne revendiquons pas la conformité.
Sources
Information non contractuelle.